L’Alsace, première FREMM de défense aérienne

24.04.2019

L’ Alsace a été mise à flot ce 18 avril 2019 sur le site Naval Group de Lorient. La neuvième unité des frégates multimissions est aussi la première des deux FREMM de défense aérienne du programme, caractérisées par leurs capacités renforcées en matière de défense aérienne.

De quelles innovations bénéficient-elles par rapport à leurs sister-ships conçues pour la lutte anti-sous-marine ? Quelles missions opèreront-elles pour la Marine nationale ? Cyrille Kammerer nous livre son éclairage d’architecte d’ensemble.

Une polyvalence accrue

La frégate Alsace est l’avant-dernière frégate du programme FREMM, dont elle constitue la déclinaison pour la défense aérienne. « Grâce au sonar remorqué, au sonar de coque, aux tubes lance-torpilles et aux leurres anti-sous-marins qui l’équipent elle possède les mêmes performances de lutte anti-sous-marine que les précédentes unités, tout en bénéficiant d’un système de défense aérienne plus développé », précise Cyrille Kammerer.

Des équipements innovants

« Pour ce navire, Naval Group a tenu compte des demandes spécifiques de la Marine nationale et intégré des modifications de configuration touchant principalement au système de combat.
La première spécificité concerne la portée du radar MFR, plus importante que sur les FREMM anti-sous-marines (ASM). La mâture à largeur réduite comporte en outre des moyens de communication supplémentaires et le Central Opérations compte trois consoles de plus, soit un total de vingt pour conduire la défense aérienne.
Plusieurs différences d’armement sont également à noter. La frégate bénéficie d’une dotation double de missiles anti-aériens Aster 15/30 par rapport aux FREMM ASM et est équipée d’une conduite de tir radar de type STIR Mk2, plus performante que la conduite de tir optronique des FREMM ASM. Cependant, elle ne dispose pas de missiles de croisière navals, qui restent une spécificité des FREMM ASM. »

Mission : protéger un groupe aéronaval ou amphibie

« Les FREMM de défense aérienne ont pour vocation de remplacer les frégates antiaériennes vieillissantes de type FAA de la Marine nationale. Leur fonction première sera d’accompagner les navires « précieux », tels que porte-avions et porte-hélicoptères amphibie, pour les protéger des menaces aériennes, en coopération avec l’armée de l’air.
Elles pourront de surcroît assurer les mêmes missions de chasse sous-marine que les FREMM ASM », indique Cyrille Kammerer.

Pour mémoire, la deuxième frégate de défense aérienne et dernière FREMM du programme, la frégate Lorraine est en cours d’assemblage depuis février 2018.

L’Alsace en infographie