[Innovation] Nouvelle rencontre du Conseil scientifique

14 novembre 2025 Actualité

Le Conseil scientifique de Naval Group s’est réuni le 13 novembre au siège de Naval Group et la veille, à l’École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA) – IP Paris à Palaiseau pour échanger sur la physique quantique et les mathématiques appliquées.

Le planning était chargé pour les 14 membres du Conseil scientifique de Naval Group. Tous issus du monde académique, ils ont, ensemble, vocation à guider le groupe dans ses choix de ruptures technologiques. Cette édition leur a donné les clés pour débattre de l’intérêt pour Naval Group de s’investir davantage (ou non), à l’aune de son plan stratégique scientifique et technique, sur les thématiques des mathématiques appliquées et de l’informatique scientifique d’une part, du quantique dans la défense, d’autre part. 

« Signatures acoustiques, et électromagnétiques, résistance à l’avancement des navires sont autant de sujets gouvernés par des modèles physiques pour lesquels nous avons besoin de méthodes mathématiques nouvelles pour les estimer plus efficacement, explique Aymeric Bonnaud, directeur scientifique de Naval Group. Le laboratoire POEMS, unité mixte de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), rattachée à une équipe-projet de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) de Saclay et à une autre, de l’Unité de mathématiques appliquées de l’ENSTA, est venu faire un retour d’expérience sur leurs travaux. Ils ont évoqué aussi leurs moyens et leurs méthodes collaboratives de travail qui sont autant de clés de succès dont s’inspirer pour entamer d’autres projets de recherche tels que la physique quantique. » En la matière, on parle actuellement de deuxième révolution quantique et c’est donc très légitimement que Naval Group souhaite jauger la pertinence du champ d’applications et de propriétés nouvelles qu’elle laisse entrevoir. « Nous nous demandons en quoi cette révolution peut impacter l’efficacité des systèmes de détection et donc des signatures de nos navires et peut être la manière de les concevoir, explique Aymeric Bonnaud. Comment l’aborder aussi d’un point de vue organisationnel ? » L’éclairage du Conseil scientifique est attendu sur cette autre thématique, avec la liberté de parole qui le caractérise. « C’est là l’un des intérêts de ce type de rencontre : nous dire très directement ce qu’ils ont le plus et le moins apprécié, les impasses à abandonner ou bien encore les opportunités à ne pas manquer. »