Le futur système de drone aérien

01.03.2019

Surveillance, renseignement, lutte… Naval Group intègre des UAS (Unmanned Aerial System) à bord des navires de combat depuis plus de 10 ans et est prêt à répondre à tous les besoins de ses clients dans ce domaine.

L’étude de levée de risques du système de drone aérien pour la Marine (ELR SDAM), menée en cotraitance avec Airbus, consiste à caractériser les risques majeurs du futur système de drone tactique multicharges embarqué destiné à la Marine nationale et à proposer des solutions.

Destinés aux frégates de premier rang et aux porte-hélicoptères amphibie de type Mistral (PHA), ces UAS pourront transporter 100 kg de charge utile (radar de surveillance maritime, tourelles électro-optiques, ESM, AIS…) pendant 8 heures à au moins 80 nautiques du bâtiment.

Augmenter la perception et le traitement des menaces

En synergie avec le système de combat du navire et en complément de l’hélicoptère embarqué, le drone est pour le commandant un moyen d’accès à l’espace aérien en autonomie complète et un véritable « capteur déporté ».

« Aujourd’hui, un navire équipé de son radar et/ou sonar détecte des cibles surfaces ou sous-marines à 30 ou 40 nautiques maximum. Le drone permettra d’augmenter significativement, en temps réel, la perception et le traitement des menaces. Toutes les marines de premier rang développent cette capacité », explique Marc Grozel, directeur des programmes de drones aériens.

Une démonstration à la mer du système représentatif du futur SDAM sur un navire devrait avoir lieu mi-2021. La loi de programmation militaire prévoit que le SDAM soit opérationnel à horizon 2027 mais les industriels se mettent en ordre de bataille pour réduire ce délai si l’État en exprime le souhait. Parallèlement, Naval Group se prépare pour le futur système de mini-drone pour la Marine (SMDM), destiné à équiper une grande partie des bâtiments, y compris ceux qui n’ont pas de plateforme hélicoptère.