Découvrez les métiers de Naval Group - épisode 3

Futur sous-marin australien

10 juillet 2017 Naval de défense Ressources humaines Actualité

Naval Group recrute actuellement une centaine d’ingénieurs pour renforcer ses équipes dans le sud. À Toulon-Ollioules, centre d’excellence et d’innovation rassemblant plus de 1000 ingénieurs et experts des systèmes navals de mission et de combat, s'est déroulé le 30 juin un jobdating qui a permis d’identifier les profils les plus adaptés. Objectif de cette opération de recrutement inédite ? Permettre aux candidats de s’immerger dans le monde de la haute technologie du leader du naval de défense, guidés par les collaborateurs de Naval Group. Découvrez les expertises phares d’Ollioules et de Saint-Tropez à travers des portraits sur le vif de collaborateurs, leurs parcours, les enjeux de leur métier et les réalisations dont ils sont le plus fiers. Dans ce troisième épisode, partez à la rencontre de quatre collaborateurs de la Business Unit Armes sous-marines de Saint-Tropez, où se concentre notre expertise en matière de torpilles. Arnaud, architecte d’ensemble torpille MU90 Aujourd’hui architecte d'ensemble pour la torpille légère MU90, Arnaud est ingénieur en conception mécanique et fort de 10 années d’expérience chez Naval Group, dont 5 comme chargé d’études. Sa mission inclut le Work Package Management (la gestion coûts-délais-qualité d’un lot de tâches) pour toutes les activités ingénierie de la MU90. Outre la responsabilité du budget et du planning, Arnaud est garant de la définition du produit et de la gestion des faits techniques. Ayant pris ses nouvelles fonctions en janvier 2017, Arnaud a déjà à son actif un tir d’exercice MU90 réussi pour la Marine nationale en Atlantique, une première pour Naval Group. « Nous avons acheminé les outillages nécessaire au retour de tir et au démontage de la torpille à Brest du fait de la présence de navires français ». Une fois le tir réalisé, la torpille a été récupérée et mise en sécurité à bord du bateau repêcheur puis à quai, le tout sans incident. « Avec les responsables d’ateliers locaux, nous avons accordé un soin particulier à la sécurité car un tir de torpille présente des risques sérieux liés à la manipulation de l’engin et à son démontage ». Relationnel, écoute, pédagogie, ont été des facteurs de succès pour ce travail collaboratif. Plus largement, le métier d’Arnaud exige de la polyvalence et une forte sensibilité à l’analyse technique et à la prévention des risques. Sans oublier une capacité à déléguer et à mobiliser, autour des activités MU90, les différents acteurs que sont bureau d’études, équipes programme, ateliers de production, bureau des méthodes, etc. Audrey, responsable qualification Ingénieure de formation, Audrey est responsable de la qualification pour le programme Artémis. Elle contribue à la qualification de la nouvelle torpille lourde F21 et travaille au quotidien avec les experts et responsables de lots de tâches pour la constitution et l’acceptation du dossier de qualification. « La qualification est le sésame qui permettra aux torpilles d’équiper les sous-marins français » explique Audrey. Pour remplir sa mission, elle travaille en étroite collaboration avec la Direction générale de l’armement (DGA) et explique que « tout le travail réalisé en amont pour préparer le dossier de qualification permet d’éviter une charge colossale en aval ». Pour Audrey, le succès repose sur l’équipe, chacun apportant sa contribution dans un esprit collaboratif. « Nous évoluons dans un environnement complexe et il faut avancer ensemble ». Goût du travail d’équipe, capacités relationnelles, autonomie, rigueur et esprit de synthèse : pour Audrey, ce sont les prérequis pour réussir sa mission. Quant à la F21, après un tir d’essai réussi le 13 juin 2017, elle est en bonne voie pour obtenir sa qualification très prochainement. « Nous avons la chance de pouvoir nous épanouir dans un groupe innovant, avec de nombreuses opportunités en matière de programmes et d’implantations. C’est une belle école de l’apprentissage du monde industriel et de ses contraintes, en particulier dans un environnement où les organismes étatiques sont nos partenaires, et où la rigueur est le mot d’ordre », conclut Audrey. Mohamed, ingénieur simulation numérique et autoguidage « Ma mission ? Contribuer à la livraison d’un logiciel capable de mettre en œuvre la torpille en toute sécurité et d’assurer un guidage autonome de celle-ci », explique d'emblée le centralien Mohamed, ingénieur simulation numérique et autoguidage à Saint-Tropez et dédié au programme Artémis. Mohamed rejoint Naval Group dès l'obtention de son diplôme d'ingénieur de l'École centrale de Marseille il y a 5 ans. Aujourd'hui, il participe à la mise au point et à la validation des algorithmes d’autoguidage qui constituent l’intelligence artificielle de la torpille lourde F21. Pour cela, il s'appuie sur un simulateur numérique capable de jouer des milliers de tirs. « Il s'agit de confronter nos algorithmes à la simulation numérique, le simulateur permet d'observer le comportement de la torpille et d’en évaluer les performances sur des scénarios opérationnels. Grâce aux tendances observées lors de ces simulations, les logiciels sont améliorés pour atteindre les performances exigées par le client. Un tir à la mer est réalisé ensuite pour confirmer les observations issues de la simulation et recaler nos modèles dans le cas contraire. » Autre aspect de la mission de Mohamed : dépouiller les données récupérées lors des essais, ce qui permet en outre de maîtriser le risque dans l'environnement critique qui est celui des torpilles. « C'est particulièrement gratifiant de voir un tir réussi à la mer », poursuit Mohamed qui travaille actuellement sur les données du tir de validation du 13 juin de la F21. Un succès qui préfigure la qualification prochaine de la torpille lourde nouvelle génération de Naval Group. Yoann, responsable logiciels temps réel embarqués Ingénieur en informatique, spécialisé dans le génie logiciel, Yoann rejoint Naval Group en 2014. Depuis 18 mois, il exerce la fonction de responsable logiciels temps réel embarqués. C'est fort de 8 ans d'expérience qu'il peut aujourd'hui réaliser pour le programme Artémis (torpille lourde F21) le développement de plusieurs logiciels, allant d’un logiciel assurant les fonctions de sécurité de la F21 ou d’un autre effectuant la sortie du sous-marin. « Je couvre l'ensemble du processus jusqu'à la validation, soit la spécification, la conception, le développement, la qualification et finalement, la validation des logiciels », explique Yoann, qui manage une équipe d'une dizaine de personnes dont des profils expérimentés et des plus juniors. « Le code que nous développons est critique, ce qui nous confère une énorme responsabilité. En parallèle, la possibilité de voir la finalité des logiciels développés, en assistant par exemple aux essais de qualification, est particulièrement gratifiant », ajoute l'ingénieur. La mission exige aussi une grande adaptabilité : sur la base du cahier des charges défini par le chef de projet avec le client, des correctifs et améliorations seront apportés. Une fois les torpilles livrées à la Marine, l'équipe de Yoann prend aussi en charge les éventuelles mises à jour logiciel demandées par le client. « Au sein d'un groupe leader comme Naval Group, les projets sont nombreux, variés et motivants », conclut Yoann.